• Sur la pointe des pieds.

    Sur la pointe des pieds, en silence, je pars.
    Au rendez-vous du ciel suis-je en retard ?
    Qu'importe, ici, chaque jour, ce monde m'ignore,
    Alors, alors, je retiens mon souffle et... je sors.

    Sur la pointe des pieds, droit, seul, je  m'élance...
    Sans regret, sans amertume, j'ai eu cette chance,
    D'éviter les pièges du labyrinthe et de ses passions.
    Craignant  toujours l'ignorance et ses compromissions.

    Sur la pointe des pieds, je m'élève enfin  vers ce ciel
    Qui de ma vie n'a jamais répondu à mes questions...
    Je m'éloigne, radieux de cette terre trop superficielle
    Qui trop vieille, je trouve, n'a jamais tourné bien rond..

    Sur la pointe des pieds, je ne salue pas la traîtrise,
    Le mensonge, la haine, l'imbécillité, et plus encore...
    De ceux qui  à notre égard,  et en pleine crise
    Ont eu des attitudes qui les déshonorent !

    Sur la pointe des pieds… Je pars !

    Léo - Biot


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  • Avril se met en quatre…

    Mars,
    Nous lasse.
    Enfin Avril
    Vient et défile.
    Avril brille au soleil,
    Et nous émerveille.
    Mois prometteur
    De tous les bonheurs.
    Avril au printemps
    Joies de tous les instants.

    Si tu te découvres d’un fil
    Durant le mois d’avril,
    Tu perdras le fil de l’histoire
    Très mauvais pour la mémoire…
    Si tu te découvres d’un fil
    Durant le mois d’avril,
    Tu te les gèleras
    Alors reste sous les draps !
    Si tu te découvres d’un fil
    Durant le mois d’avril,
    Tu risques de faire voir,
    Là où tu mets le suppositoire !

    Non, avril,
    N’est pas débile.
    Même si le premier jour
    Nous amuse en jouant des tours…
    Oui,  avril,
    Est un mois subtil
    Où le printemps respire,
    Où le temps est tout sourire !
    En, avril,
    Le soleil enfin brille,
    Nos cœurs déjà pétillent
    Mais personne ne se déshabille !

    Le militaire
    Doit se taire...
    Mais le civil
    Chante avril !
    Encore sur le gril,
    Je poète donc avril !
    Avril au Portugal
    Est un régal.
    Avril en Flandre
    Peut surprendre.
    Ô soleil tu brilles !
    Dans ce grand Nord
    Moi,  je dis encore
    Car jamais je ne grille !

     

    Léo Biot.




     








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  • Pas le temps

     

    Pas le temps
    
    L'avenir est un mystère.
    Le passé une certitude.
    Le présent une illusion.
    
    Mais qui suis-je pour porter un tel jugement ?
    Ai-je le pouvoir de bloquer la grande horloge ?
    
    Et si je disais :
    L'avenir est une certitude.
    Le passé une illusion.
    Le présent un mystère.
    
    Sans doute, point par point pourrions-nous en discuter...
    Tiens, pour troubler encore notre raison, je termine par :
    
    L'avenir est une illusion.
    Le passé un mystère.
    Le présent une certitude.
    
    Enfin : 
    
    J'ai la certitude, que l'avenir, le passé et le présent  ne sont que mystères
    et illusions car :
    Hier, je pensais au futur. Demain je me remémorerais le passé. Aujourd'hui, je n'ai pas le temps... Léo - Biot

     

     


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  • En février…
    Riez :
    Riez de l’hiver,
    Du froid, des pull-overs.
    Riez de la Chandeleur,
    Du doute, du malheur.
    Riez des masques,
    Du vent, des bourrasques.
    Riez de Saint Valentin,
    Des amours, du destin
    En février Riez !

    Février, le mois allégé en jours
    Est dans mon cœur le poids lourd
    De mes espérances, de nos amours.
    Si Saint-Valentin fête les amoureux,
    Chaque jour je fête le fait d’être deux.
    Le temps qui lamine nos corps
    Ne me donne aucun remords,
    Car mon amour est tellement fort !
    J’ose encore  te dire : je t’adore !
    Février le mois allégé en jours
    Est dans mon cœur un temps d’amour

    Février, mois le plus court.
    Mois aux 28 jours.
    Temps du déguisement,
    Odeur des crêpes au froment.
    Plus vite viennent les vacances.
    Donc en février belle ambiance.
    L'hiver prend ses jambes au cou…
    Février je t'aime beaucoup !

    Tu es le plus court des mois.
    Nous aurons donc moins d’émoi !
    Deux ou trois jours sans dépense,
    Des économies pour la France !
    Mois le plus court, c’est étrange,
    Dans les lits aussi moins d’échanges !
    Quels sont donc les saints absents,
    Que l’on ne fête sans présent ?
    Puisque tu es le plus court de l’année,
    Tes vingt-huit jours sont appréciés !

     

    Léo Biot


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    Ailleurs

     

    Ailleurs

     
    “ C’est fini ! ”
    Le médecin retira ses gants et s’essuya le front. Voilà maintenant trente bonnes minutes, qu’il essayait de ranimer le pauvre homme. La crise cardiaque n’avait pas pardonné. Le vieux monsieur n’avait pas jugé bon de remercier ses sauveteurs appelés en urgence par son épouse effondrée dans un fauteuil du salon. A elle, on lui prodiguait maintenant les premiers soins. Le choc était rude. Instinctivement, plus qu’avec sa raison, ébranlée, elle comprenait que sa vie, sa vraie vie se terminait à cet instant. Elle savait que plus rien ne serait comme avant. Elle avait déjà en tête des milliers de regrets. Mais à quoi bon… Sa fille allait arriver rapidement. Les pleurs des uns allaient renforcer les pleurs des autres. Ce défunt avait toutes les qualités... comme tous les défunts. Tous allaient le regretter, même le chat qui avait remplacé son chien ! D’autres vieux allaient suivre sous peu le cercueil en se préoccupant surtout de leur propre destin. Les échéances étaient là. Ils en étaient tous conscients, c’est le privilège de l’âge que de se préoccuper surtout de quoi on va mourir. Ainsi va la vie et… sa fin.
    Paradoxalement, le temps passait.
    Ce que l’on racontait était donc vrai. Ce tunnel lumineux qu’il était long. Une douceur inconnue l’envahissait. Il n’avait pas l’intention de refuser ce doux moment. Il était donc vraiment bien mort.
    “ Alors Jan, vous voici aux portes de l’éternité. ”
    Le voyageur du temps sursauta. Quelle était cette voix étrange ? En d’autres lieux, sans doute, aurait-il essuyé une petite frayeur. Mais là, dans un calme qui le troublait aussi, Jan venait de comprendre qu’il vivait… sa mort !
    Oui sa mort. Son cœur, son bon vieux moteur venait de le lâcher tout bêtement alors qu’il regardait la télévision avec son épouse, main dans la main, comme de vieux amoureux. Ce n’était pas suffisant pour le retenir. La programmation céleste primait sur la programmation télé. Rien ne pouvait la modifier.
    Il avait de la chance. Pas de douleur. Pas de conscience de sa fin. Pas de frayeur. Pas de regret. Une belle mort,  diront ses amis. Mais mort tout de même et cette voix qui insistait.
    “ Jan à la porte de l’éternité ”.
    Il n’avait rien à dire, rien à répondre. Il s’en foutait ! D’ailleurs depuis quelques années, cette petite phrase était son leitmotiv, son zen à lui. Etre cool, était devenu un but en fin de vie. Mais ceci n’avait pas été suffisant pour calmer son cœur !
     La voix reprit de plus belle.
    “ Je suis l’ange Gabriel... ”
    Jan connaissait l’histoire de cet archange. Dans le grand livre, il avait lu, qu’il annonçait ici et là des naissances. Depuis, tout ce temps, il avait sans doute dû se recycler pour maintenant accueillir les morts ! Le Ciel aussi devait s’adapter aux situations !
    “ Avant de vous admettre dans d’autres espaces, nous aimerions connaître vos sentiments sur votre vie passée. ”
    Si Jan avait encore eu forme humaine, à cet instant un sourire moqueur aurait empli son visage. Passer un examen à cet endroit le rendait hilare. Dire qu’en bas, où ailleurs, les contrôles en tout genre “ gonflaient ” les humains, voici que, dans le Ciel des anges procédaient eux aussi à ce genre de démarche ! Rire !
    Mais ce test l’excita un peu. Enfin, il allait comprendre les zones d’ombres de sa vie. Le pourquoi du comment. Bref, s’il n’avait pas écrit ses mémoires, ni même pratiqué la généalogie, ce petit retour en arrière ne lui déplaisait pas.
    “ Je vous écoute, Jan ”
    Gabriel s’impatientait. Que devait-il lui dire ?
    Lui qui avait cru à un au-delà plus complexe plus sérieux, il se rendait compte que la fameuse formule “ ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ” s’appliquait surtout à la connerie. Etait-ce possible ?  Lui, Jan, avait travaillé à déchiffrer les textes sacrés, à décrypter les moindres signes, le plus petit symbole, en espérant s’approcher d’un Dieu génial qui au “ top ” lui expliquerait la grande horloge. Il n’avait pas eu la chance d’avaler, sans restriction les vérités toutes faites d’une religion fabriquée par ses ancêtres. Mais pourtant une petite musique l’avait invité à travailler cette approche de Dieu. "Aide toi et le Ciel t'aidera…"
    Le temps était donc venu, dans un instant, il saurait pourquoi le monde existait. Enfin on lui donnerait le but de l’existence du “ tout ”, comme du " rien". Le " tout" était-il né du "  rien " ? Il aurait enfin La réponse !
    Là, dans cette après mort terrestre, il deviendrait “ l'Elu ” qu’il avait toujours espéré devenir. Espéré !
    La réalité était tout autre, un ange lui barrait encore la route vers son Dieu Lumière en lui demandant des explications sur sa vie passée. Etait-il tombé dans le labyrinthe d’une administration céleste ?  Sa vie... mais ici, ils la connaissaient tous. Le Ciel, qui était à l’origine de tout et du “ Tout ”, feignait de ne pas connaître son œuvre ! Un gag !
    La programmation venait bien d’en haut. Alors à quoi rimait cette mascarade ?
    Bien que mort, Jan sentit la moutarde lui monter au nez. Sa vie, il allait la connaître et les explications, c’est lui qui les demanderait - Merde alors, ce n’est pas un ange, en phase de recyclage, qui l’intimiderait. Que risquait-il… Il était mort ! Le plus drôle, c’est qu’il n’avait jamais cru aux anges ! Bien, il allait vider son sac. Il ne risquait vraiment plus rien, pour cause… de mort !
    L'ange reprit : " Calmez-vous Jan, vous êtes dans un lieu sacré !" Jan n'y croyait pas… (Façon de parler !) Ce Gabriel profitait de lire dans ses pensées pour le remettre en place. L'inquisition céleste n'avait ni borne ni morale ! Non seulement on lui avait piqué son corps, son véhicule de l'âme et maintenant, on lui volait son intimité. A ce moment là, il eut une pensée pour tous ces suicidés qui voulaient échapper à une vie morose. Si ces malheureux avaient la connaissance de cet au-delà, jamais ils n'auraient osé faire le grand saut. Pire qu'en bas !
    Bon le temps passait ; mais dans l'éternité ça ne se voyait pas trop. Et puis Jan était un curieux. Mort pour mort, autant voir ces fameux autres "espaces". Alors il réfléchit longuement sur sa vie… Sa vie…
    En fin de compte, sa vie était d'une banalité… Il en eut presque honte ! Il ne s'étonna pas si alors, on n'avait jamais parlé de lui dans la presse, s'il n'avait jamais eu matière à écrire un livre ou deux. Aucun scandale. Pire aucun acte de bravoure. Ni héros, ni voyou. Bref, sa vie ressemblait à de la flotte, sans goût, sans saveur. Voilà où il en était à force de respecter les lois, toutes les lois de tous les hommes libres et de bonne morale… Certes, il avait été un petit humaniste à sa façon. Le croyait-il ! Par deux fois, il avait fait traverser la route à des aveugles. Il avait été donneur de sang. Il avait cotisé pour la Croix Rouge et il avait voté au centre pour ne pas froisser ni ses amis de gauche ni ceux de droite. Parce qu'il aimait la nature, il se disait parfois écolo. Il n'aimait pas la chasse ; mais ne crachait pas sur un pâté de lièvre. Pour un peu il serait devenu végétarien ; mais par crainte d'une certaine logique, il se demandait si la salade arrachée ne souffrait pas également… Alors, il se nourrissait comme tout le monde en craignant les OGM ; mais en recherchant les omégas 3 ! Sa femme, il ne l'avait jamais trompé, surtout par manque de temps, car comme tous les hommes normalement constitués, il avait eu ses petits fantasmes. Bien sûr il avait fait quelques excès de vitesse, les robots flics étaient intraitables. Comme tout le monde il avait fauché au bureau quelques feuilles blanches et utilisé largement la photocopieuse pour les polys de sa fille ; mais rien de grave. D'ailleurs quand son entreprise fut délocalisée, il n'imagina jamais que cela puisse être dû à ses menus larcins ! A ce stade de sa réflexion, Jan avait toujours une bonne conscience. Son nouveau copain, Gabriel, était étrangement muet. Alors Jan continua son introspection post mortem. Bien sûr, par manque de temps, il ne s'était jamais penché sérieusement sur la faim dans le monde. D'ailleurs, il se sentait encore à l'aise, puisqu'il avait donné aux restos du cœur quelques boites de haricots, les moins chers, parce qu'il fallait savoir se limiter en tout… Et puis les haricots, ça tient au corps ! Le réchauffement de la planète ? Pour lui, la météo étant déjà la science la plus inexacte qui puisse exister, il était persuadé qu'en la matière l'erreur était à la hauteur de l'incompétence de ces savants. Donc pour Jan pas de problème. Bien sûr, il y avait cette calamité du Sida… Il n'avait pas bronché devant le fléau. Il se sentait protégé… par sa fidélité. Pour les autres, ils devaient sortir couverts… C'est tout !
    Plus il réfléchissait, plus il se rendait compte, que sa vie était bien plate, même quelconque. Prétentieux, il avait toujours eu un air condescendant pour ces gens qui se comportaient comme des chiens fidèles, fidèles à leur gamelle ! Lui s'était interrogé sur la distance qui sépare la Terre du Ciel. Lui avait cherché la Lumière où d'autres n'y voyaient que la nuit. Lui avait étudié les plus grands philosophes et un peu la théodicée. Lui… Pourtant, il n'avait pas entendu l'appel au secours de Mère Nature et encore moins celui de ses frères en humanité… Lui ! Mais de quoi s'occupait-il enfin ? Ce Dieu ne lui avait rien demandé. Il lui avait surtout dit, il y a bien longtemps, que son pain serait gagné à la sueur de son front, et que de toutes façons, il retournerait poussière, car il n'était que poussière. Et Lui, le prétentieux, s'était imaginé, qu'il était poussière d'étoiles, presque une supernova !
    Le ronron de ses pensées avait endormi l'ange Gabriel. Sa tête reposait sur un gros nuage blanc. Jan, intrépide décida d'aller se promener aux alentours du sas paradisiaque…
    A quelques pas, dans une légère brume, il crut apercevoir des silhouettes…
    Il fut surpris et heureux de revoir son chien Sniff qui était mort voici trois ans. Jan s'approcha de la bête, espérant que les retrouvailles seraient émouvantes.  Rien de tel, le chien le regarda à peine et poursuivit sa route sans aucune émotion. Jan s'interrogea sur cette curieuse attitude. Son Sniff avait-il perdu la mémoire en perdant la vie ? Etait-il devenu ingrat en l'absence de dépendance à l'écuelle ? Jan avançait doucement comme dans un rêve. Il revoyait ici et là des visages connus disparus de la surface de la Terre depuis quelques années. Leurs traits étaient apaisés. Leur démarche lente et gracieuse donnait une impression de vivre un film au ralenti. Mais, ils étaient tous absents, sans émotions, sans… vie !
    Au détour d'une vague nuée, Jan rencontra son meilleur ami, Jacques, mort, bizarrement voilà cinq ans. Lui comme les autres semblait jouir d'une quiétude magique. "Hello, Jacques !" sans être convaincu, Jan interpella son vieil ami. Et ô surprise, le miracle se produisit. Jacques comme réveillé par cette interpellation, roula des yeux et un grand sourire entrava son visage. -  "C'est toi, Jan ?" - "Mais… Toi, tu me parles !" – "Oui, je suis dans mes dix minutes de communication… quotidienne… Ici tout est silence !"  Jacques expliqua rapidement à Jan le fonctionnement de son nouvel environnement.  Gabriel avait sans doute commis une petite faute en le laissant passer ; mais ceci lui faisait tellement plaisir… Puis jacques se laissa aller à quelques confidences sur les coulisses terriennes… C'est ainsi que Jan apprit que son meilleur ami, ici présentement mort, l'avait trompé (certains auteurs écriraient "odieusement", ce qui prouvent qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent…) trompé durant de longues années et que finalement le Sida l'avait emporté dans le plus grand secret… D'autres petites confidences furent dévoilées ; mais Jan ne les entendait plus ! Gabriel se réveilla et appela son protégé d'un instant. "Jan voulez vous bien revenir au point de départ ?"
    Maintenant Jan ressemblait à ces morts célestes. Un zombi ! Dans sa tête un manège infernal s'était mis à tourner : - sa femme – Jacques – leur liaison – le Sida – la mort etc.
    "…vous m'avez bien compris ?" Jan refit surface à la fin de cette phrase prononcée par Gabriel. Comme plus rien ne l'intéressait à présent et pour l'éternité, il répondit machinalement "Oui !"
    Et c'est ainsi que l'effet tunnel s'inversa et qu'il se réveilla, chez lui…
    Manifestement, il se trouvait sur son lit de mort. Il se débarrassa rapidement d'un chapelet qui entravait ses mains. Il était vêtu de son plus beau costume et une cravate noire lui serrait horriblement le cou. Dans le fond de la chambre une chandelle tentait d'illuminer cette pièce sombre.
    Gabriel l'avait donc renvoyé sur la terre. Il regrettait de ne pas l'avoir écouté plus attentivement. Avait-il raté son examen de passage ? Un silence étrange régnait dans la maison. Il se leva lentement et arpentât son domicile. Sa femme s'était assoupie sur le canapé du salon. Sur la table des faire-part annonçaient sa mort et son enterrement pour le surlendemain… Il caressa le chat toujours en boule sur son coussin préféré. Il ne bougea pas, comme s'il était devenu insensible aux caresses de son maître. Toutes ces émotions lui avaient coupé le souffle. Il ouvrit la porte pour prendre une bonne bouffée d'air frais. Bien qu'ayant pris toutes les précautions, pour ne pas troubler son épouse, l'appel d'air la réveilla. Elle se précipita alors vers la porte pour la refermer prestement. Jan s'attendait à des pleurs, à de grandes effusions. Son retour miraculeux allait donner des émotions fantastiques.
    Rien ! Son épouse passa à côté de lui, presque sur ses chaussures sans broncher. Comme si elle ne le voyait pas. Une angoisse terrible gagna tout son être… Il commençait à comprendre. Il testa son idée saugrenue.  Devant la glace : rien ! Aucun reflet de lui-même. Il retourna dans sa chambre. Son corps était toujours allongé dans une raideur cadavérique.
    Jan comprit alors, qu'il serait un fantôme pour l'éternité…ailleurs !

    LB
      



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    Zététique

    Zététique.

    Zut... La zététique m'interpelle de nouveau
    Le doute me prend et emplit mon cerveau.
    Je m'interroge et deviens sceptique,
    Sur ces croyances si peu scientifiques.

    Faut-il croire aux soins par homéopathie,
    A l'ufologie, à l'astrologie, à la graphologie...
    Aux magnétiseurs, à tous ces rigolos
    Qui prennent votre bon sens et vos euros ?

    De belles intelligences vivent la pollution
    De ces rêveries sectaires et hors raison.
    J'ai subi leurs sarcasmes et leur trahison.
    Je mets en garde et crie fort : attention !

    Oui... La zététique m'interpelle de nouveau
    Je suis un "cherchant" modeste, sans drapeau.

    Léo Biot

     

     

     

     


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    Vacuité

    Devant le frigo vide,
    Je pense !
    Devant le verre vide,
    Je pense !
    Devant l’assiette vide,
    Je pense !
    Devant mon estomac vide,
    Je pense !
    Devant la chaise vide,
    Je pense !
    Devant mon lit vide,
    Je pense !
    Devant la pièce vide,
    Je pense !
    Devant ma tête vide,
    Je pense !
    Devant le portefeuille vide,
    Je pense !

    La nature a horreur du vide ?

     

    Léo Biot

     

     

     


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    Trois « R » zen


    Je m’invente des maximes
    Pour vivre au maximum !
    Je tente de les écrire en rimes,
    Pour flatter le décorum.

    Je vous invite aussi à prendre l’air
    Dans le silence de votre intimité,
    Où, « Respirer » est l’épreuve de l’R
    Aux fins de vous régénérer…

    Si « Respirer »  enfin lentement,
    Vous met en marge de la vitesse.
    Avec « Ralentir » ici et maintenant,
    Vous entrez sur la Voie de la justesse.

    « Respirer, Ralentir » est suffisant
    Pour vivre d’une autre manière
    Mais, quand le surplus est écrasant,
    « Retirer » harmonise le ternaire…


    « Respirer – Ralentir – Retirer »
    Trois mots pour s’en… tirer !


    Léo Biot

     

     


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    Tactique

    Je me suis souvent posé la question :
    Suis-je un type bien ou un pauvre con ?

    Ma simple vie n'a pas toujours été facile
    A côtoyer des mecs bien ou des imbéciles.
    Pourtant j'ai toujours fait semblant,
    D'être à la hauteur de mes intervenants.

    Je me suis souvent posé la question :
    Suis-je un type bien ou un pauvre con ?

    Mais à force de minimiser mes compétences,
    Certains m'ont déclaré sans importance...
    J'ai alors confondu les voyous de l'amitié,
    Ceux qui conjuguent mensonges et vérités.

    Je me suis souvent posé la question :
    Suis-je un type bien ou un pauvre con ?

    Certes ce jeu de rôle peut rapporter gros,
    Mais, j'ai dû souvent maltraiter mon ego.
    Oui, par tactique et calculs psychos,
    J'ai démasqué, les menteurs, les escrocs.

    Je me suis souvent posé la question :
    Suis-je un type bien ou un pauvre con ?

    Parfois, j'ai repris mon vrai visage.
    Par vanité ou manque de courage,
    Les naïfs m'ont pris pour un orgueilleux,
    Me traitant de faux-cul, voire de prétentieux.

    Je me pose souvent la question :
    Suis-je un type bien ou un pauvre con ?
     
    Léo Biot

     

     


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    Saint homme.

    L’échancrure du corsage
    De sa nouvelle copine,
    Laissa éclater l’orage
    Sur deux jolies collines…
    Ce fut là son ultime initiation
    A chérir tous les mamelons.
    Il traversa joyeux tous les âges,
    A délivrer des seins en cage !
    Ici et là, au gré des saisons,
    Il fantasmait autour des nichons.
    Est-ce un crime de lèse-beauté,
    Que de vénérer ce qui l’avait allaité ?
    Mais un drame cicatriciel
    A jamais le mit en détresse,
    Quand des mamelles artificielles
    Mirent en péril ses douces caresses.

    Moralité : soyons pour une écologie mammaire.  

    Léo – Biot.


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